22 Déc, 2009

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La taille du diamant

La taille du diamant

Quand nous parlons de la taille du diamant, nous faisons référence à la façon dont il est coupé et non à sa dimension. Au Moyen-âge, les diamants étaient taillés en aplanissant leurs faces et aujourd’hui, les diamants sont découpés en diverses formes pour mettre en valeur leur lustre.

L’historique des différentes tailles

Les gemmologues ont toujours cherché un moyen de tailler le diamant pour réfracter le plus de lumière possible tout en évitant aussi de gaspiller de la matière brute. Pour rendre un diamant plus esthétique, la pierre brute doit être taillée.

Chronologie de l'histoire de la taille du Diamant

Chronologie de l'histoire de la taille du Diamant

L’historique des différents types de « tailles » de diamant : du moyen-âge jusqu’en 1978

La composition du diamant taillé (de type « brillant »)

Le diamant brillant est composé de plusieurs parties :

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Les différentes parties du diamant ‘brillant’

  • La table est la plus grande facette du diamant.
  • La couronne est la partie supérieure du diamant juste au-dessus du rondiste.
  • Le rondiste est la bande étroite située entre la culasse et la couronne.
  • La culasse est la partie inférieure du diamant située sous le rondiste.
  • La colette est la pointe de la culasse.
  • Le bezel, également appelé le coin de la table, est la facette de la couronne du diamant.
  • L’haléfi est la petite facette taillée sur la couronne ou la culasse du diamant en partant du rondiste.
  • L’étoile est une facette en forme de triangle située sur la couronne et qui sépare deux bezels.
  • Le pavillon est la facette qui forme la culasse.

Les techniques de taille du diamant

Pendant la taille d’un diamant brut, entre 40 % à 60 % de la pierre est perdue en poussière. Pour cela, il faut préalablement bien étudier le diamant de manière à choisir une coupe qui soit à la fois rentable et permettra au diamant de réfracter le maximum de lumière.

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Les proportions idéales d’un diamant taillé en « brillant »

La taille d’un diamant passe par plusieurs étapes : le clivage, le sciage, le débrutage et enfin, le polissage.

1. Le clivage

À l’aide d’un autre diamant, une entaille est faite dans la pierre à tailler. Une lame d’acier est ensuite placée dans la fente et le diamant est divisé en deux parties en frappant d’un coup sec sur la lame. Durant cette étape, les défauts que contient le diamant, comme les impuretés qui se sont incrustées durant sa cristallisation, sont éliminés.

Comme cette étape doit être exécutée avec précision, il est donc impératif que celle-ci soit bien faite, car un clivage raté cassera le diamant brut ; causant la perte de matière et diminuant ainsi sa valeur.

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Le clivage du diamant brut avec une lame en acier

Cette étape consiste à fendre la pierre. Pour cela, le cliveur fait une petite entaille dans la pierre et y place une lame sur laquelle il va donner un coup pour partager le diamant brut. C’est à cette étape qu’on élimine les défauts comme les inclusions (impuretés qui sont apparues dans le diamant lors de sa cristallisation).

2. Le sciage

Le sciage consiste à couper la moitié de la pierre brute en plusieurs petites parties.  La différence du sciage par rapport au clivage, c’est que, dans le cas du sciage, les pointes de la pierre ne sont pas abîmées. La découpe peut aussi être ajustée pour éliminer une inclusion par exemple. Le sciage est aussi utilisé pour améliorer la forme de la pierre, car durant ce processus, on tient à obtenir la plus grande table possible et rendre la culasse plus dure. Le temps requis pour le sciage d’un diamant dépend du poids en carat de la pierre.

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Le scieur

3. Le débrutage ou l’ébrutage

Le débrutage consiste à arrondir le diamant. Pour cela, un autre diamant est utilisé et en tournant sur eux-mêmes, ils s’arrondissent mutuellement.

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Le débrutage du diamant

4. Le facettage

Le diamant est le minéral le plus dur sur l’échelle de Mohs ; ainsi, il ne peut être usé que par lui-même. Le facettage du diamant est très délicat et nécessite à la fois de la concentration, de la précision et de l’expérience. Un diamant taillé en « brillant » compte 58 facettes. Pour le facettage d’un diamant de type « brillant », un maximum de trois personnes qui sont très adroites sont nécessaires. Le tailleur en croix s’occupera de la taille de la table, des quatre facettes principales de la couronne et aussi de la culasse. Le tailleur en 8/8 se chargera lui de 8 facettes sur la couronne et 8 facettes de la culasse. Finalement, le brillanteur est le dernier maillon de cette chaine ; il taillera 24 des 36 facettes de la couronne et les 16 facettes restantes de la culasse.

Après l’étape de débrutage, le diamant est placé dans une tenaille (Outil composé de leviers articulés que l’on rapproche pour serrer le diamant) également appelée « dop ». De la colle est utilisée pour fixer le diamant au « dop ».

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Le « dop »

Le « dop » est tendu sur un disque en acier (plateau) où approximativement 1 carat de poudre de diamant a été d’abord appliqué. Le disque, qui fait entre 3000 et 4000 tours par minute, crée une friction avec le diamant. Le diamant reste en contact pendant quelques secondes uniquement, parce que le diamant ne doit en aucun cas s’abimer ; on évite également le gaspillage de la pierre, car si une facette est mal faite ou si l’angle n’est pas respecté, la taille est à refaire.

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Le facettage du diamant

Le polissage

La dernière étape est le polissage. Le diamant repasse sur un disque plus doux pour éviter qu’il n’y ait trop de friction. Au lieu de facetter le diamant, il est lustré; ce qui le rend éclatant.

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Le diamant après avoir été poli

L’effet de la lumière sur la taille du diamant

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L’effet de la lumière sur la taille du diamant : (1.) Sur un diamant plat, (2.) sur une coupe idéale et (3.) sur une taille trop épaisse.

  • Dans le premier dessin, le diamant est trop plat. La lumière n’est pas réfractée par la gemme.
  • Le second diagramme est un diamant ‘brillant’ d’une coupe idéale. La lumière est réfractée ; c’est-à-dire que la lumière une fois passée dans le diamant, se reflète d’une facette à l’autre et ressort par le haut (la table).
  • Le troisième diamant est taillé de façon trop épaisse ; la lumière s’échappe par le bas.

La taille du diamant est un travail minutieux qui peut durer des heures comme des jours. En revoyant la taille et les outils utilisés durant ce processus, on constate que le diamant, la pierre la plus dure, a un seul ennemi : lui-même.

1. Le débrutage ou l’ébrutage

Le débrutage consiste à arrondir le diamant. Pour cela, un autre diamant est utilisé et en tournant sur eux-mêmes, ils s’arrondissent mutuellement.

  1. Je voudrais faire une formation de lapidaire en diamant, j’ai 40 ans,
    Est-ce possible?

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